dimanche 11 août 2013

Jakarta, la nuit de tous les dangers

Nous rejoignons Jakarta par le train en classe économique ayant le bon goût de nous faire arriver à minuit, heure du crime. C'est peu dire que nous appréhendons notre arrivée de nuit dans la tentaculaire capitale indonésienne, sans aucun plan en main (le guide étant resté à Jogjakarta). Finalement, tout se déroulera à merveille. 
 
Brochette de bejaj

Dès notre entrée en gare, un bejaj, tricycle motorisé, nous emmène dans le quartier des routards. Nous traversons des avenues désertes, habituellement connues pour leurs embouteillages monstrueux, avant de déboucher dans une ruelle animée de bars branchées où la jeunesse javanaise se mêle aux voyageurs de passage. Deux français titubants nous indiquent leur hôtel. La chambre est sommaire, mais elle sera parfaite pour une nuit courte. « Voilà une affaire rondement menée », pensions-nous soulagés.

Les légendaires embouteillages de Jakarta

Sabine inspecte tout de même minutieusement les draps et sort l'attirail complet de protection : le spray anti-insecte largement diffusé sur les draps, la moustiquaire hermétiquement fermée, le duvet et le protège-oreiller recouvrant soigneusement la literie. Malgré tout, une démangeaison la saisit après quelques minutes de sommeil. Le lit est infesté de punaises. D'un bond, Sabine, en panique, réveille Aymeric. Nous demandons à changer de chambre sur le champ. On nous en propose une deuxième de bonne grâce. Sabine entre avec méfiance, appuie sur l’interrupteur et manque de se faire électrocuter. Tous les plombs de l’hôtel ont sauté. Les mains fébriles, les bras recouverts de boutons, nous quittons l'hôtel d'un pas décidé. 
 
La chambre dont nous aurions rêvé

Nous voici, à deux heures du matin, de nouveau repartis avec les sacs sur le dos en recherche d'un endroit où dormir. Nous ne sommes pas tout à fait seuls. Des rats énormes se faufilent entre nos jambes. Nous parvenons à dénicher un hôtel au fond d'une impasse, où les draps blancs troués ont presque l'air propre. Épuisés, nous nous endormons d'une traite, non sans avoir chassé auparavant les punaises de lit restées agrippées à nos affaires.

Les buildings sont plus beaux de nuit

Le lendemain, après un petit-déjeuner au toast fromage-chocolat, nous attrapons la navette de l'aéroport, direction Sydney. Durant le vol, Aymeric est saisi de démangeaisons soudaines. Il a emporté un petit souvenir indonésien pour la route. Ça tombe à pic puisque la douane australienne est réputée être l'une des plus strictes de la planète !

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