vendredi 23 août 2013

Arrivée en terre néo-zélandaise

C'est avec tristesse que nous quittons l'Australie ensoleillée que nous n'avons pas, il est vrai, assez visitée. C'était un choix imposé par le temps imparti. Nous allons devoir revenir ! Il est toujours difficile d'abandonner un paradis. Mais quand s'il s'agit d'en retrouver un autre, le déchirement est moins grand !

 Welcome !

Sabine essuie donc ses larmes dans l'avion (sic) et nous atterrissons à Auckland en fin de journée … sous la pluie et la fraîcheur du soir. Le pays du long nuage blanc, Aotearoa, le nom maori de la Nouvelle-Zélande semble idéalement trouvé. En ce mois d'août, l'hiver austral règne en Nouvelle-Zélande, une version bretonne de l'hiver où la douceur est relative et l'humidité bien présente. « Il fait moins beau qu'à Sydney » précise une Sabine nostalgique. Elle est dans le vrai.

Un donjon pour la nuit

Nous posons nos lourds baluchons dans le charmant quartier de Ponsonby. L'auberge est accueillante et confortable. C'est une vieille maison victorienne plantée dans un rue en pente où des voyageurs du monde entier prennent leurs quartiers pour quelques jours ou plusieurs semaines. Les profils sont arc-en-ciel : une stagiaire allemande du zoo d'Auckland, des étudiants néo-calédoniens en stage en entreprise, une finlandaise en goguette, une pâtissière italienne et des anglo-saxons qui, comme toujours, jouent à domicile.

Bienvenu au royaume du rugby et de la voile

Dimanche matin, nous partons pour notre première virée. Le sky line domine la ville. Des parcs s'infiltrent dans la densité urbaine. En direction de la marina, le Victoria Park s'agite d'une effervescence matinale. Des centaines de familles, en grande majorité maorie, sont là pour assister au match de rugby dominical. 

 
Des amateurs très professionnels

Assise sur la gazon, l'assistance déballe ses vivres. Les portions sont gargantuesques, adaptées aux gabarits locaux qui sont très, vraiment très, massifs. Il n'est pas rare de croiser des enfants de plus de 90 kilos bâtis comme des lutteurs turcs XXL. Les femmes ne sont pas en reste. 

L'arbitre ne fait pas le poids

Sur le terrain, les matchs de rugby à XIII s'enchaînent. Au bord du terrain, nous assistons, ébahis, à des plaquages où le possesseur du ballon se retrouve enfoui sous trois joueurs de près de cent kilos. Il faut avoir la santé ! L'atmosphère est bon enfant et le niveau de jeu, plutôt élevé. Aymeric hésite à rentrer sur le pré mais il sent bien que l'infirmerie serait rapidement sa prochaine destination !

Bientôt au tour d'Aymeric

Rassasiés de ses joutes « viriles mais cordiales », nous poursuivons vers la marina. De superbes bateaux s'alignent entre les pontons. La baie d'Auckland est une des plus grandes du monde. Les néo-zélandais sont des passionnés de voile et la proportion de voiliers par habitant est la plus élevée au monde. Par la suite, nous croiserons souvent des voiliers stationnés dans les jardins. Tout le bord de mer a été réaménagé à l'occasion de l'America's Cup de 2003. C'est ici en 2000 qu'avait triomphé Sir Peter Blake avec Team New Zealand, avant de se faire abattre, l'année suivante, par des pirates sur l'Amazonie.

 Marina en centre-ville

Nous profitons de la quiétude locale. Un ancien container posé sur des caillebotis contient une bibliothèque et un salon de lecture face à la mer. Nous feuilletons quelques ouvrages sous le regard de goélands au vol rasant. 

Des containers-bibliothèques

Déambulations en ville

Le central business district grouille d'un patchwork de populations asiatiques et polynésiennes. On ne peut pas dire que le centre ville se distingue par sa beauté insolente. Il nous offre cependant une agréable ballade à travers des aménagements urbains inventifs. Nous nous hasardons dans le prétendu quartier chaud d'Auckland. Il semble bien éteint en ce dimanche. Seule incongruité, des travestis maoris. Très surprenant de croiser au coin de la rue un géant de 2 mètres, de plus de cent kilos, qui porte des talons hauts, une jupe moulante et un rouge à lèvres explosif. Le red light district d'Amsterdam n'a qu'à bien se tenir !

Chaud devant !

Nous rejoignons, après quelques efforts, le mont Éden pour une vue panoramique sur la baie. Ce cône volcanique éteint d'à peine deux cents mètres de haut surplombe l'agglomération d'Auckland. On comprend mieux le paysage. La ville est nichée entre la Mer de Tasmanie à l'ouest et l'océan pacifique à l'est.

Auckland entre ciel et mer

L'eau est donc omniprésente. Une multitude de criques prend place entre d'anciennes formations volcaniques (une cinquantaine) arrondies par le temps. Des îles émergent au milieu à l'horizon. Le Rangitoto forme un mamelon émergent au milieu du golfe d'Hauraki. Nous avons sous nos yeux un condensé de la Nouvelle-Zélande entre mers et volcans.

 Le monde entier est un volcan

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