jeudi 25 juillet 2013

Plongée au Gili

La perspective d'un séjour, même court, à Gilli Meno avait été notre catalyseur durant les trois journées harassantes au Rinjani. Au large de Lambock, Gilli Meno est une minuscule îlet dont on peut faire le tour en moins d'une heure et demi. Une mer bleue azur et une barrière de corail la cerclent de près. Halte au confort moderne, elle est moins bruyante et agitée que sa grande sœur, Gilli Trawangan et plus exotique que sa petite sœur, Gilli Air. Elle est aussi une zone de conservation pour les tortues marines. 

Barrière de corail au soleil couchant

Enfin, notre van s'arrête dans une petite agence de voyage à quelques pas du port. Son personnel n'est pas des plus aimables mais il nous promet de partir à l'heure pour Gili. Après tous nos efforts de trekking et de transport, nous rêvons d'un voyage rapide et confortable sur un bateau local. Bien entendu, il n'en fut rien.

Ultimes difficultés

Depuis la plage, nous montons, les pieds dans l'eau, dans un bateau surchargé de marchandises et de passagers. Dans une mer agitée, il s'équilibre grâce à deux flotteurs de bois et fonce à destination. Aymeric échange avec un australien né au Botswana, ayant habité en Afrique du Sud et ayant fait ses études en Angleterre. Si, si, cela existe. Un passager nous explique que nous n'allons pas débarquer au port habituel car en raison des conditions de mer difficile, nous devons « accoster » sur la plage orientale. Pourquoi pas. 

Manu, Amélie et Juliette parfaitement adaptés aux habitudes locales

Le bateau ralentit, puis se fige. Il vient de toucher un corail. Les marins descendent à l'eau et tentent de débloquer la situation. Ils n'arrivent pas à bouger le bateau. Nous descendons à notre tour et mettons la main à la pâte. Impossible de mouvoir une telle carcasse. Les passagers et leurs bagages quittent le navire pour l'alléger. Nous voilà donc partis, baluchons sous le bras et eau jusqu'à mi-cuisse, en direction du rivage sur quelques centaines de mètres. Nous enchaînons les allers-retours. Aymeric en profite pour marcher sur un oursin. Il se retrouve avec quelques épines dans le pied. Sur la plage, un indonésien donne sa recette pour éviter toute infection : tapoter avec du corail les épines pour les casser. Cela s'avérera très efficace. 

Avant la Polynésie

La nuit tombe. Notre barda a été transporté mais nous ne savons toujours pas où nous allons dormir. Prenant leur courage à deux mains, Juliette et Sabine partent à la recherche d'un hôtel. Elles disparaissent dans la pénombre pour ne revenir qu'un long moment plus tard. Elles ont réussi à dégoter une perle : l'hospitalier Diana's Café. Après les épreuves du Rinjani, nous n'aspirons qu'à retrouver un lit dans une chambre confortable. C'est ce que nous fîmes dans de charmantes huttes en bois. Amélie devra quant à elle attendre une nuit de plus avant de retrouver cette joie, se contentant d'un lit de camp pour l'occasion. Dur. Nous filons dîner dans une paillote en bord de mer. Épuisés, nous rejoignons enfin les bras de Morphée.

 Empreintes palmées

Que du bonheur

Le lendemain matin, le ciel nous salue de sa pureté totale et les volcans de Bali et Lumbok nous narguent depuis leurs sommets altiers. Nous louons le matériel nécessaire et débutons une séance de snorkelling. Il paraît qu'il y a des tortues marines dans le secteur. Après quelques essais, nous tombons enfin sur un spécimen. Battant des nageoires comme s'il s'agissait d'ailes, la tortue semble voler dans l'eau. Elle remonte de temps en temps à la surface pour reprendre sa respiration dans un ballet au ralenti. Broutant les algues des rochers, elle divague de corail en corail avant de plonger dans le grand bleu des profondeurs. Saisissant. 


 
L'expérience devra se renouveler de multiples fois durant notre séjour. Manu réussira même à débusquer la tortue que n'a peur de rien. Nous resterons avec elle pendant plus d'un quart d'heure, nous laissant le privilège de l'observer de près dans sa chorégraphie sans partition. Le monde sous-marin est d'une richesse infinie, comme si la Nature avait décidé de ne pas borner sa créativité. Poissons de toutes les tailles, de toutes les formes, de toutes les couleurs. Le bien nommé Napoléon en reste un de ses empereurs.

 Aymeric n'a pas pu s'empêcher !

Nous profitons de notre séjour pour se balader autour de l'île. Chaque plage offre ses délices. Les bungalows s'enchaînent le long de l'eau. Nous admirons les couchers du soleil qui embrasent l'horizon. Le Rinjani pointe dans le couchant. Il semble si loin maintenant. Pour notre dernière soirée dans ce petit paradis, nous décidons de céder à la tentation du poisson grillé. Nous voilà donc avec trois barracudas sur la table. Nous dégustons l'admirable vin rouge ramené par Ju et Manu (Merci!). Nous sommes aux anges. Elle est pas belle la vie !

 Depuis la mer, le Rinjani

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire