Taxi
driver
Pour rejoindre Munduk
coincé dans les montagnes de Bali, nous n'avons d'autre choix que de
louer un taxi pour la journée. Amélie, notre négociatrice en chef,
réussit à débusquer le chauffeur parfait, à la fois sympathique
et excellent conducteur. Nous voilà donc partis sur la route côtière
pour un road-trip d'une journée.
Bienvenue dans la chambre de l'artiste
Nous
nous arrêtons au Art Zoo, atelier d'un artiste américain, Simon, en
résidence à Bali depuis de longues années. Sa maison est un
fouillis d’œuvres, de peintures et de sculptures très colorées
qui tapissent chaque parcelle de mur disponible. Un bassin coupe le
jardin en deux. Des terrasses boisées offrent leur vue sur une mer
étincelante.
Ses modèles...
...et ses muses
Nous déambulons au milieu de ce méli-mélo créatif où nous reconnaissons de fortes influences balinaises traditionnelles matinées d'une grande modernité. Nous décidons d' « acquérir » un tableau représentant un visage stylisé, à la pop art, de Gandhi sur fond rouge. La réalisation nous plaît. Malheureusement, il ne trouvera jamais le chemin de notre salon. Ju et Manu ont réussi à oublier le sac, contenant aussi tous les achats souvenirs, lors de leur correspondance à l'aéroport d'Amsterdam ! Dommage. Il a dû faire cependant d'autres heureux.
Notre Gandhi Warholien
Nous nous arrêtons
dans de petites gargotes, faite de roulottes, bancs et tables
partagés, aux abords de la route. Ils font face à l'imposant
Carrefour qui possède, étonnamment, un réseau très étendu de
supermarchés en Indonésie. Ju est aux anges : « ça,
c'est du local ! ». Manu ose même la glace, préparée
sous nos yeux, avec son nappage chargé et sa conservation douteuse.
Il n'a peur de rien, son estomac non plus. Aymeric choisira, quant à
lui, les étales de Carrefour, trop heureux de redécouvrir un
supermarché à la française.
Les gargotes dont Juliette raffole
Notre dernière étape
avant Munduk nous arrête dans un ensemble de sources d'eau chaude
très fréquenté par les balinais. Nous nous prélassons dans une
eau à température idéale. Manu et Amélie en profitent pour se
faire masser par des praticiens locaux et en ressortent avec un
sourire béat, le corps détendu comme jamais.
Nous parvenons à
Munduk en fin de journée. Nous nous installons dans un hôtel avec
une vue plongeante sur la vallée. A l'heure de l'apéro, nous
croisons un groupe de français qui revient d'un périple du
Kalimantan, nom de la partie indonésienne de l'île de Bornéo. Ils
ont passé plusieurs jours dans la forêt primaire à observer
orangs-outans, nasiques et autres bestiaires inconnus. Cela fait
longtemps que l'on en rêve. Ils nous motivent comme jamais pour
tenter l'expérience.
Moto
rider
De bonne heure, le
lendemain, nous enfourchons nos nouvelles montures pétaradantes en
direction du sommet de la montagne.
Easy Manu
En chemin, nous visitons une
plantation de café, la région étant couverte de caféiers
implantés par les néerlandais lors de la colonisation. Nous tombons
sur le fils du propriétaire, Paltong, qui nous organise une visite.
Après avoir commencé par boire deux ou trois cafés, il nous emmène
sur sa plantation.
Les graines de caféiers
Nous découvrons les caféiers, ces petits
arbustes aux graines rouges. Il prend le temps de nous expliquer les
cycles de production. Nous lui proposons de l'inviter à déjeuner
pour un babi goreng, le cochon de lait à la broche, spécialité
balinaise (peu partagée par le reste de la population indonésienne,
islam oblige). Le plat est délicieux. Amélie raffole, en particulier,
les bouts d'estomac et grattons à l'indonésienne. Nous les lui laissons bien volontiers.
Non, Amélie, n'attaque pas l'affiche !
Paltong nous
propose de manger des fraises, la production est locale, après la
visite d'un temple. Elles se révèlent gourmandes. Il nous oriente
également dans les étales du marché et négocie pour nous chacun
des prix, pratique ! Nous nous fournissons en superbes mangues,
mangoustans et autres fruits du serpent. Nos routes se séparent
ensuite. Nous continuons vers les rizières.
Un septième compagnon de route
Le brouillard commence à
tomber, puis la pluie, en attendant la grêle. La route serpente avec
une visibilité limitée. Il va falloir changer nos plans.Sur le retour, Manu et
Ju s'arrêtent pour observer des singes qui s'agitent près des
voitures dans un col escarpé. Plus loin, nous descendons un chemin à
flanc de colline qui indique la présence d'une cascade.
Une cascade, Paul, Virginie et la belle-sœur
Nous
atterrissons dans une charmante plantation tenue par un couple
d'indonésiens adorables. Il nous gâte de leurs pâtisseries, sucre
de palme, cacao maison, thé à la vanille et café de civette. Une
rareté où le grain de café est torréfié « naturellement »
par le tube digestif de l'animal. Les américains sont prêts à
payer une vraie fortune pour cette curiosité dont le plaisir
gustatif ne nous a pas vraiment impressionné.
Patience, les graines de cacao chauffent
Un coucher de soleil et
une nuit d'altitude plus tard, nous quittons la tranquille Bali pour
la tonitruante Java.
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