samedi 27 juillet 2013

Dans les montagnes de Munduk

Taxi driver

Pour rejoindre Munduk coincé dans les montagnes de Bali, nous n'avons d'autre choix que de louer un taxi pour la journée. Amélie, notre négociatrice en chef, réussit à débusquer le chauffeur parfait, à la fois sympathique et excellent conducteur. Nous voilà donc partis sur la route côtière pour un road-trip d'une journée.

Bienvenue dans la chambre de l'artiste

Nous nous arrêtons au Art Zoo, atelier d'un artiste américain, Simon, en résidence à Bali depuis de longues années. Sa maison est un fouillis d’œuvres, de peintures et de sculptures très colorées qui tapissent chaque parcelle de mur disponible. Un bassin coupe le jardin en deux. Des terrasses boisées offrent leur vue sur une mer étincelante. 




 Ses modèles...













 ...et ses muses










Nous déambulons au milieu de ce méli-mélo créatif où nous reconnaissons de fortes influences balinaises traditionnelles matinées d'une grande modernité. Nous décidons d' « acquérir » un tableau représentant un visage stylisé, à la pop art, de Gandhi sur fond rouge. La réalisation nous plaît. Malheureusement, il ne trouvera jamais le chemin de notre salon. Ju et Manu ont réussi à oublier le sac, contenant aussi tous les achats souvenirs, lors de leur correspondance à l'aéroport d'Amsterdam ! Dommage. Il a dû faire cependant d'autres heureux.

 Notre Gandhi Warholien

Nous nous arrêtons dans de petites gargotes, faite de roulottes, bancs et tables partagés, aux abords de la route. Ils font face à l'imposant Carrefour qui possède, étonnamment, un réseau très étendu de supermarchés en Indonésie. Ju est aux anges : « ça, c'est du local ! ». Manu ose même la glace, préparée sous nos yeux, avec son nappage chargé et sa conservation douteuse. Il n'a peur de rien, son estomac non plus. Aymeric choisira, quant à lui, les étales de Carrefour, trop heureux de redécouvrir un supermarché à la française.

Les gargotes dont Juliette raffole

Notre dernière étape avant Munduk nous arrête dans un ensemble de sources d'eau chaude très fréquenté par les balinais. Nous nous prélassons dans une eau à température idéale. Manu et Amélie en profitent pour se faire masser par des praticiens locaux et en ressortent avec un sourire béat, le corps détendu comme jamais.

Nous parvenons à Munduk en fin de journée. Nous nous installons dans un hôtel avec une vue plongeante sur la vallée. A l'heure de l'apéro, nous croisons un groupe de français qui revient d'un périple du Kalimantan, nom de la partie indonésienne de l'île de Bornéo. Ils ont passé plusieurs jours dans la forêt primaire à observer orangs-outans, nasiques et autres bestiaires inconnus. Cela fait longtemps que l'on en rêve. Ils nous motivent comme jamais pour tenter l'expérience.

Moto rider

De bonne heure, le lendemain, nous enfourchons nos nouvelles montures pétaradantes en direction du sommet de la montagne. 


Easy Manu

En chemin, nous visitons une plantation de café, la région étant couverte de caféiers implantés par les néerlandais lors de la colonisation. Nous tombons sur le fils du propriétaire, Paltong, qui nous organise une visite. Après avoir commencé par boire deux ou trois cafés, il nous emmène sur sa plantation. 


 Les graines de caféiers

Nous découvrons les caféiers, ces petits arbustes aux graines rouges. Il prend le temps de nous expliquer les cycles de production. Nous lui proposons de l'inviter à déjeuner pour un babi goreng, le cochon de lait à la broche, spécialité balinaise (peu partagée par le reste de la population indonésienne, islam oblige). Le plat est délicieux. Amélie raffole, en particulier, les bouts d'estomac et grattons à l'indonésienne. Nous les lui laissons bien volontiers.


 Non, Amélie, n'attaque pas l'affiche !

Paltong nous propose de manger des fraises, la production est locale, après la visite d'un temple. Elles se révèlent gourmandes. Il nous oriente également dans les étales du marché et négocie pour nous chacun des prix, pratique ! Nous nous fournissons en superbes mangues, mangoustans et autres fruits du serpent. Nos routes se séparent ensuite. Nous continuons vers les rizières. 


 Un septième compagnon de route

Le brouillard commence à tomber, puis la pluie, en attendant la grêle. La route serpente avec une visibilité limitée. Il va falloir changer nos plans.Sur le retour, Manu et Ju s'arrêtent pour observer des singes qui s'agitent près des voitures dans un col escarpé. Plus loin, nous descendons un chemin à flanc de colline qui indique la présence d'une cascade. 


 Une cascade, Paul, Virginie et la belle-sœur

Nous atterrissons dans une charmante plantation tenue par un couple d'indonésiens adorables. Il nous gâte de leurs pâtisseries, sucre de palme, cacao maison, thé à la vanille et café de civette. Une rareté où le grain de café est torréfié « naturellement » par le tube digestif de l'animal. Les américains sont prêts à payer une vraie fortune pour cette curiosité dont le plaisir gustatif ne nous a pas vraiment impressionné.

Patience, les graines de cacao chauffent

Un coucher de soleil et une nuit d'altitude plus tard, nous quittons la tranquille Bali pour la tonitruante Java.

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