mardi 11 juin 2013

Luang Prabang, la vitrine de l'Unesco et ses délices

Une ville musée
 
Les demeures coloniales reconverties en boutiques chic et choc

Sitôt arrivés, nous sommes séduits par le charme intemporel de Luang Prabang, avec ses ruelles bordées de demeures coloniales transformées en boutiques d'art, de design ou en restaurants et hôtels de charme. Le centre culturel français nous ouvre ses portes pour nous faire pénétrer dans une magnifique villa d'époque. Les habitations semblent avoir désertées ce centre historique où la circulation est interdite depuis le classement de la ville, en 1995, au patrimoine de l'Unesco. Tout n'y est que « calme, luxe et volupté ». Nous nous laissons bercés sans peine par le rythme nonchalant de cette cité aux allures de musée et au parfum doux de frangipanier. 

Des Vats rouge et or se disputent une place sous les palmiers

Des palmiers se balancent au-dessus de Vats rouge et or, auprès desquels les moines semblent glisser sous les toits étagés frôlant le sol de leurs ailes sacrées. A l'aube, une ribambelle de leur robe couleur safran arpente le quartier pour collecter les offrandes de nourriture faites par les habitants, agenouillés devant leur maison. La nuit tombée, nous pénétrons dans un temple illuminé de milliers de bougies, émerveillés par ces lucioles de flammes. Nous croyons rêver en ce soir de pleine lune qui ouvre, de manière grandiose, la saison des pluies. Instant magique !

Une file indienne de robes couleur safran pour le traditionnel Tak Bat

La ville est cerclée de vertes montagnes voilées de brume. Située au confluent de la Nam Khan et du Mékong, elle nous offre des points de vue enchanteurs du haut de la colline de Phu Si ou à l'avant du si bien-nommé bar « Utopia ». Nous profitons sans vergogne des excellents cafés à la décoration raffinée et aux saveurs de cuisine française : canard à l'orange pour Sabine ; steak de buffalo au poivre vert pour Aymeric ; et orgie de croissants pour les deux. Que c'est bon de se sentir à la maison, le temps de quelques bouchées !

Un musée à la confluence...

De l'autre côté du pont

 Mekong intemporel

Nous traversons le fleuve en empruntant une passerelle de bambou qui nous paraît bien frêle face à l’indomptable courant. Le pont est d'ailleurs reconstruit chaque année emporté dans les limbes lors par les pluies torrentielles de la mousson. Un droit de passage nous ait demandé à chaque traversée pour financer sa reconstruction régulière.

Sur le pont de la rivière Kwai

Sur l'autre rive, on croirait avoir changé d'époque. Nous retrouvons les tranquilles villages laotiens, pigmentés de cabanes de bois entrecoupées de pistes en terre rouge. Les habitants jouent à « la pétang », une importation plutôt réussie puisque le Laos a remporté la médaille d'or lors d'une compétition du Sud-est asiatique en 2005. Nous ne participerons pas au tournoi, malgré l'insistance des joueurs, de peur de ruiner à jamais la réputation des français. 
 
La Pétang, sport national

Nous préférerons observer les cueilleurs de noix de coco qui, sous nos yeux ahuris, grimpent en embrassant des mains des troncs de plus quinze mètres de long avec une aisance déconcertante. Les noix tombent dans un fracas de bombe. Gare à celui qui se trouve en-dessous ! Nous héritons de deux énormes noix de coco, si généreusement offertes, que nous nous sentons obligés d'engloutir les litres de contenant jusqu'à nous en faire éclater la panse.

 A la cueillette de noix de coco

A la claire fontaine

Le lendemain, nous partons visiter des cascades de Tat Kuang Si où les citadins se rendent en masse le week-end pour se détendre. Les cascades que l'on découvre sont d'un bleu limpide et tombent en étage, offrant des baignoires naturelles de premier choix. Nous en profitons généreusement tandis que les poissons viennent, nombreux, nous chatouiller les doigts de pied. Gommage 100 % naturel !
Des bassins d'eau limpide

Nous passons la journée en compagnie d'une famille de Nouvelle Calédonie, Anne-Laure et David, accompagnés de leurs deux fillettes,, Emy et Alizée, toutes deux blondes comme le blé. Ces derniers, à l'âme vagabonde, n'ont pas hésité un seul instant à prendre la route avec leurs enfants sous le bras. Voilà déjà cinq mois qu'ils voyagent, tout en assurant chaque matin le rôle des professeurs. « Les enfants, nous avouent-ils, sont un véritable passeport ! ». Nomades de cœur, ils ont débuté leur vie à deux dans une caravane, tandis qu'ils retapaient une vieille maison ; puis ils ont levé l'encre pour se rendre à Wallis et Futuna, avant de tenter leur chance en Nouvelle-Calédonie, où « les offres d'emplois, nous apprennent-ils, ne manquent pas ». Ils comptent, pour un temps incertain, se ré-installer en France. Il faut savoir, de temps à autre, revenir au port après avoir pris le grand large !
 
Des poissons pour grillades ou gommage 100% naturel

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