Plus
au nord, Chiang Rai est une petite ville tranquille. Elle est une
halte reposante avant le passage au Laos.
No comment
Un
américain croisé à Rangoon nous a parlé de sa surprise devant le
temple blanc à l'extérieur de la ville. Le bus venu de Chiang Rai
nous y « jette » en chemin. Il est œuvre d'un artiste
thaïlandais contemporain et détonne par rapport à ce que l'on a pu
voir jusqu'à présent. Le temple ose l'art contemporain et la
créativité. Ses références vont de Batman à Avatar et se
retrouvent en fresques à côté du Bouddha. Drôle de mélange !
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le kitsch n'est pas absent
de l'ensemble. Un projet pharaonique d'extension est en route. Pour
le meilleur et pour le pire.
Une foret de mains
Une œuvre audacieuse, surtout pour
l'art sacré locale, mais qui interroge sur son esthétisme
discutable. La visite faite, nous nous retrouvons à attendre, sur la
route principale et sous une chaleur accablante, un improbable bus
devant un commissariat vide de ses pandores. A notre plus grande
surprise, un bus s'arrête. Repartant comme un missile, il file vers
Chiang Rai à tombeau ouvert. Le chauffeur fait hurler, dans un bruit
de tôle indescriptible, un levier de vitesse proche de la casse.
Nous sommes sauvés du néant routier.
Il fume des cigarettes bizarres ici
Bal
musette
Le
hasard nous emmène dans une guesthouse faisant face à l'hôpital de
la ville, à l'excellente réputation. Aymeric se sent rassuré !
Nous partons à la découverte de la ville au soleil couchant. La
grande rue, comme tous les samedis soir, voit des centaines de
vendeurs s'installer pour le night market. C'est fou à quel point
chaque thaï est un commerçant en puissance ! Des jeunes, des
vieux, des familles, des couples, se retrouvent là pour déambuler
autour de mille produits. Nous faisons une descente de litchis en
règle. Nous osons les mets locaux, pour le meilleur. Nous nous
arrêtons sur une grande place. Un groupe de musiciens envoie les
grands tubes de la musique thaïlandaise. Une farandole de seniors
thaïlandais s'active en cercle. Les mouvements sont symétriques et
rythmés. Ils dégagent une énergie peu commune. Ils donnent
vraiment l'impression de s'éclater dans ce bal musette à
l'oriental. Simples spectateurs, nous sommes invités à prendre
place autour d'une table avec quelques thaïs. D'une immense
gentillesse, ils nous couvrent de leurs sourires, de leurs bonnes
attentions et de litchis. Nous voilà repartis pour une tournée.
Nous ne pouvons refuser. Ce jour-là, nous en avons mangé plus d'un
kilo chacun. Le ventre gonflé, nous retournons à notre hôtel. Nous
apprenons alors que nous devenons une cible pour les moustiques.
Première vue du Laos
La
transpiration étant le reflet de ce que l'on mange, est devenue
parfaitement sucrée et goûteuse pour ses adorables insectes.
Sabine, terrorisée, se retrouve à s'asperger de folles doses d'
anti-moustiques. Par précaution, nous décidons de commencer notre
traitement antipaludique. La foret laotienne a bien mauvaise
réputation . Nous allons nous remettre à la banane, peu odorante.
Le lendemain, un bus nous pose à Chiang Kong, la dernière ville
thaïlandaise avant le Laos. Bordée par le Mekong, elle fait face à
un autre monde dans une continuité flagrante de paysages, de
montagnes et de forêts. La frontière est souvent administrative
avant d'être naturelle.
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