jeudi 30 mai 2013

La paisible Chiang Rai

Plus au nord, Chiang Rai est une petite ville tranquille. Elle est une halte reposante avant le passage au Laos.

La mansion de Hugh Hefner transformée en temple bouddhiste

 No comment

Un américain croisé à Rangoon nous a parlé de sa surprise devant le temple blanc à l'extérieur de la ville. Le bus venu de Chiang Rai nous y « jette » en chemin. Il est œuvre d'un artiste thaïlandais contemporain et détonne par rapport à ce que l'on a pu voir jusqu'à présent. Le temple ose l'art contemporain et la créativité. Ses références vont de Batman à Avatar et se retrouvent en fresques à côté du Bouddha. Drôle de mélange ! Le moins que l'on puisse dire, c'est que le kitsch n'est pas absent de l'ensemble. Un projet pharaonique d'extension est en route. Pour le meilleur et pour le pire. 

  
 Une foret de mains

Une œuvre audacieuse, surtout pour l'art sacré locale, mais qui interroge sur son esthétisme discutable. La visite faite, nous nous retrouvons à attendre, sur la route principale et sous une chaleur accablante, un improbable bus devant un commissariat vide de ses pandores. A notre plus grande surprise, un bus s'arrête. Repartant comme un missile, il file vers Chiang Rai à tombeau ouvert. Le chauffeur fait hurler, dans un bruit de tôle indescriptible, un levier de vitesse proche de la casse. Nous sommes sauvés du néant routier.

 Il fume des cigarettes bizarres ici

Bal musette

Le hasard nous emmène dans une guesthouse faisant face à l'hôpital de la ville, à l'excellente réputation. Aymeric se sent rassuré ! Nous partons à la découverte de la ville au soleil couchant. La grande rue, comme tous les samedis soir, voit des centaines de vendeurs s'installer pour le night market. C'est fou à quel point chaque thaï est un commerçant en puissance ! Des jeunes, des vieux, des familles, des couples, se retrouvent là pour déambuler autour de mille produits. Nous faisons une descente de litchis en règle. Nous osons les mets locaux, pour le meilleur. Nous nous arrêtons sur une grande place. Un groupe de musiciens envoie les grands tubes de la musique thaïlandaise. Une farandole de seniors thaïlandais s'active en cercle. Les mouvements sont symétriques et rythmés. Ils dégagent une énergie peu commune. Ils donnent vraiment l'impression de s'éclater dans ce bal musette à l'oriental. Simples spectateurs, nous sommes invités à prendre place autour d'une table avec quelques thaïs. D'une immense gentillesse, ils nous couvrent de leurs sourires, de leurs bonnes attentions et de litchis. Nous voilà repartis pour une tournée. Nous ne pouvons refuser. Ce jour-là, nous en avons mangé plus d'un kilo chacun. Le ventre gonflé, nous retournons à notre hôtel. Nous apprenons alors que nous devenons une cible pour les moustiques.
 
Première vue du Laos

La transpiration étant le reflet de ce que l'on mange, est devenue parfaitement sucrée et goûteuse pour ses adorables insectes. Sabine, terrorisée, se retrouve à s'asperger de folles doses d' anti-moustiques. Par précaution, nous décidons de commencer notre traitement antipaludique. La foret laotienne a bien mauvaise réputation . Nous allons nous remettre à la banane, peu odorante. Le lendemain, un bus nous pose à Chiang Kong, la dernière ville thaïlandaise avant le Laos. Bordée par le Mekong, elle fait face à un autre monde dans une continuité flagrante de paysages, de montagnes et de forêts. La frontière est souvent administrative avant d'être naturelle.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire