lundi 13 mai 2013

Bagan, nous voilà

Nous quittons la chaleur de Monywa pour retrouver la fournaise de Bagan. Un bus de jour nous y emmène. Sur la route, un vent chaud, style sirocco, nous balaie le visage. Nous sommes prévenus. Nous allons suer à grosses gouttes. L'accueil de notre guesthouse est indigne de son standing. L'absence d'eau et d'électricité n'empêche personne de sourire !

 Le mystère Bagan

La voie royale

Nous louons des vélos pour partir à la conquête de Bagan qui s'étire sur une longue plaine. Il s'agit d'un site archéologique d'exception qui réunit plus de 2.500 temples sur une superficie de 50 km2. Des chemins de terre sablonneuse permettent d'y accéder plus ou mois difficilement. Il est assez troublant de constater que ses tempes sont « isolés » de toute habitation. Ils semblent comme perdus dans la forêt tropicale, leur multitude et leur caractère grandiose ne semblant avoir servi que la grandeur des rois qui les ont commandités, sans bénéficier au commun des mortels. D'autant plus étrange que les temples n'ont pas échappé à la voracité des pilleurs de trésors, les plus beaux d'entre eux ayant disparus. Peu de fresques et de statues donc.

 Des descentes de temple parfois "techniques"

La couleur des temples s'éclaire à la tombée du soleil de lueurs irréalistes qui attirent les photographes du monde entier. Nous profiterons de notre temps pour explorer au mieux ce terrain de jeux inépuisable. L'effort est au bout de la pédale. Aymeric tente des raccourcis qui finissent dans les ronces ! Nous arriverons finalement à sillonner une bonne partie d'entre eux. Nous parviendrons même à nous motiver pour un lever de soleil magnifique … suivi d'une sieste contemplative. 

 
 Lumière du soir

Ce temple sera d'ailleurs l'occasion d'une anecdote amusante. Seul à l'étage, nous croisons un vendeur de peintures. Il nous demande si nous n'avons pas laissé là notre sacoche d'appareil photo. Nous répondons que non. Il est déçu car il va devoir attendre son propriétaire toute la journée. Il nous raconte que si des touristes vont se plaindre à la police de la disparition de l'objet, il sera lui-même inquiété car il n'aura pas su démontrer sa capacité à produire de la sécurité sur son site d'attribution. Drôle de logique ! On se sent cependant totalement rassurés sur les risques potentiels de vol. 

 Sabine et Alcyone à bicyclette

Ce n'est qu'un au-revoir !

Nous passons avec Florence, Alcyone et Aurélie notre dernière soirée commune au mythique Black Bambou autour de mojitos bien frais. Nous débriefons pendant des heures sur ce voyage qui s'est merveilleusement bien déroulé. Elles ont été des « compagnes » de voyage de grande qualité, prêtes à s'adapter aux conditions routardes tout en sachant « magasiner » avec tact un objet ou un vêtement qui fera sensation à leur retour en France. 


La fine équipe au grand complet


Les parties de shopping auront été l'occasion de franches rigolades, Sabine se révélant comme toujours (!) une négociatrice très tenace. Le plus drôle aura été de voir Florence, que l'on attendait dans un temple, débarquer en retard accompagnée d'une armée de vendeurs ambulants. Elle ne savait pas comment s'en défaire, n'osant pas dire non ! Alcyone, professionnelle des photos-portraits, restera fascinée par les visages des birmans. Bohème dans l'âme, elle a su s'adapter naturellement aux modes de transport, à l'aise dans une calèche dégingandée comme dans un pick-up rempli d'ail. 


 L'eau est toujours à boire à la source

Aurélie, quant à elle, s'est révélée une marcheuse tout terrain, n'hésitant pas à se relever les manches pour partir à l'assaut d'un chemin inconnu et restant à l'affût de toute négociation de balles en rotin sur un marché. On attend les photos de tes installations luminaires ! Durant ce séjour, elles ont dû dire bonjour à des milliers de personnes « Ming La Ba » et se voir gratifiées d'encore plus de sourires. Même si Aymeric avait parfois l'impression d'être le cinquième Beatles, il a joué sa partition comme il a pu. Elles partent avec des sacs bien alourdis, des sourires plein la tête et des paysages plus enchanteurs les uns que les autres. Sympathique Birmanie !

 Trois vagabondes célestes sur le départ

Les filles envolées, nous devons retrouver notre quotidien de voyageurs au long cours. Nous décidons d'aller voir le Mont Popa, site religieux vénéré. Dans le pick-up, nous croisons un couple de parisiens, Christelle et Gabriel, à la bonne humeur communicative. S'en suivra une longue journée ensemble à discuter entre deux singes chapardeurs. Le soir venu, nous nous retrouvons dans un restaurant aux plats de bonne tenue que nous avons dégoté par hasard et qui deviendra notre cantine. Gabriel nous explique sa passion pour les hamburgers. Nous prenons rendez-vous pour le café de Flore … à San Francisco et ses burgers au pain Poilâne. Aymeric en salive d'avance.

 Un des vénérables gardiens du Mont Popa

Nous terminons notre séjour à Bagan sur les bords de l'Ayeyarwady, le Gange birman. Nous parvenons jusqu'au lit du fleuve, immense, avec un débit réduit. Une grande partie est à sec. Le coucher du soleil inonde l'endroit. Des birmans prennent leurs bains du soir, pendant que des femmes lavent leur linge. Certains tentent de pécher. Ainsi, va la vie birmane. 

 
 Le grand bleu

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