Vue sur la passerelle de Rishikesh
Un
bus, puis un rickshaw partagé avec Fabienne, une suisse allemande
qui projette un stage de yoga de deux mois, nous amènent à
Rishikesh jusqu'à un pont suspendu au-dessus du Gange que nous
traversons pour rejoindre le Pyramid-Café, conseillée par un couple
croisé, John, un professeur de yoga new-yorkais et Rosy, qui
chantait accompagnée d'une guitare pour nous réveiller en douceur
chaque jour à Sadhana. Sous une tente, nous nous délectons de leur
humus et autres falafels. Nous sommes là pour presque une semaine
dans l'attente de Benoît et du passeport d'Aymeric à l'Ambassade.
Sabine offre des fleurs au fleuve sacré
Le
lendemain, nous faisons la rencontre de Christina, une genevoise et
Jean-Marie, un valaisan avec qui nous partageons le même étage de
notre pension. La première nous indique une ONG à Veranasi qui
offre un calme inespéré dans cette ville trépidante. Le second,
avec ses plus de trente ans de voyage en Inde, nous explique les
subtilités entre yogi, sadhus et baba. Il va se rendre à la Khumb
Melah pour retrouver d'anciennes connaissances. « Si tu as la
lumière en toi. Tu te poses près d'un arbre et ils te prennent avec
eux » nous raconte cet initié dans sa jeunesse. Barbe blanche,
sourire narquois aux lèvres, regard profond et rieur. Premier séjour
en Inde en 1977. Le rituel veut que l'on s'arrache à sa situation en
rassemblant toutes ces affaires et en les brûlant devant tout le
monde.
Une maison de Sadhu
La
présence de tibétains est aussi significative. Leur visage doux et
leurs sourires affables nous attirent irrésistiblement dans leurs
échoppes. Le soir, nous tentons de goûter aux momos tibétains. Une
merveille !
Bain de pieds dans le Gange
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