dimanche 10 février 2013

Un aller simple pour Delhi

Notre train est prévu avant le lever du soleil. Rapidement préparés, nous quittons l'hôtel sans regret. Le spectacle au réveil est dur. Les chaussées sont recouvertes de détritus et de boue. Les cinq degrés de température nous glacent d'entrée de jeu. Les odeurs de miasmes couvrent la palette de l'insupportable. Des déjections humaines et animales de toute sorte s'éparpillent au milieu de déchets ménagers et autres rebuts de l'activité humaine. En Inde, il faut savoir déambuler les narines fermées pour se prémunir et les yeux grands ouverts pour observer. Nous sautons dans le train. Quelques souris nous courent entre les jambes. Benoît a pris froid, il tousse plus que de raison. Pour finir sa nuit, Sabine a rejoint la couchette la plus éloignée du sol, son duvet comme ultime protection. Nous luttons contre un froid terrible. 

 On est loin de la 1ère classe !

A Delhi, après six heures de train pour deux cents kilomètres, un rickshaw nous amène jusqu'à l'Ambassade de France à travers un quartier moderne, celui des ambassades et des ministères, où la présence policière est ultra-visible. Aymeric doit récupérer son passeport envoyé depuis Pondy, par Christel du Rêve bleu (encore merci !).

Après avoir pénétré dans un vaste bâtiment en forme de Bunker sans charme particulier, Aymeric se retrouve dans le bureau du préposé aux affaires consulaires. Il lui explique que généralement, l'ambassade refuse d'accuser réception ce genre de colis. Trop de personnes ne les ont jamais récupérés. La visite de François Hollande doit avoir lieu la semaine prochaine. Les services sont en effervescence. Une grande réception des résidents français est organisée. Une invitation a été envoyée à 1500 personnes. L’Élysée a exigé la présence maximale de 900 personnes. L'administrateur zélé se réjouit de chaque désistement, tout en enrageant à chaque demande collective : un oncle, un amis ou encore des enfants. Aymeric retrouve son passeport !

Le quartier de Chanakyapuri ressemble à un paradis d'expatriés. Benoît nous invite dans un excellent restaurant chinois. Repus, nous siestons tranquillement sur une pelouse verdoyante exceptionnellement propre. Le soleil, enfin retrouvé, nous chauffe de ses rayons énergisants. Un pur bonheur après le froid des montagnes.

 Dur, dur, de trouver des rickshaws à Delhi !

Nous prenons le temps de visiter la Jaipur Gate entre une floraison de familles indiennes qui s'immortalise devant un arc de triomphe éclairé.

 Sous les Champs Elysée indiens

La magnifique Bikaner House est une station de bus flatteuse. Le Rajasthan est en pleine opération de communication. Notre bus, à la nuit toujours aussi peu reposante, file vers le sud. Nous allons chercher un peu de soleil du côté de Pushkar.

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