dimanche 3 février 2013

Quand la santé va, tout va !



Notre refuge gastronomique
 
En Inde, les défaillances du corps font partie de la vie. Les repas se suivent et se ressemblent. L'hygiène étant précaire, les malades aussi se suivent et se ressemblent. Aymeric est entré dans la danse, fiévreux d'une nuit, pour être suivie de près par Sabine (il y a quelques semaines déjà). La communauté nous a proposé ses remèdes alternatifs. Pour Sabine, ce sera trois (grosses) gousses à avaler d'une traite. La première passe difficilement ; la deuxième encore plus ; la troisième restera coincée au fin fond de son gosier laissant son œsophage complètement irrité. L'ail comme remède miracle a même été préconisé pour une infection urinaire... On se permet d’émettre quelques doutes sur l'efficacité du traitement, plusieurs volontaires ayant eu l'hôpital pour destination finale.

N'oublions pas que le monde a soif

Niveau poids. Aymeric a déjà perdu quelques kilos. Il est descendu d'un cran de ceinture. Sabine fait de même. Nous quittons nos graisses superflues que nous avions patiemment théorisé sur les derniers mois.

 Quiétude de l'auditorium Sri Aurobindo

A part quelques plaies liées à la vie dans les bois, et des piqûres de moustiques le soir venu, rien de grave n'est à signaler.

Sabine en action

Aymeric a quand même réussi à se blesser (sans trop de gravité!) à la main. A Pondichéry, en enlevant son T-shirt, il s'est pris un doigt dans une pale du ventilateur. Celui-ci accroché à un plafond trop bas, n'était que quelques dizaines de centimètres au dessus de sa tête. Plus de peur que de mal. Attendons la cicatrisation quand même.

Aymeric à la barre à mine

Certaines propriétés du corps se renouvellent avec la chaleur. Accompagnés de trois français, Jeanne, Germain et Julie, très sympathiques, présents à Sadhana Forest pour parfaire leur formation en design, nous nous sommes attablés pour le dîner. Après quelques saillies drolatiques du meilleur effet, nous sommes partis dans une crise inégalée de fou rire. En outre, le service était incompréhensible puisque Germain et Aymeric attendaient désespérément un plat de pâtes végétariennes alors que Sabine mangeait déjà goulûment un plat de poulet sauce curry, plutôt bien épicé. Notre conversation se poursuivait, toujours plus drôle, Sabine montant en température. Sur une plaisanterie encore plus « fine » que les précédentes, Sabine a commencé à s'étrangler de rire. Sans doute déjà entraîné par la séance de yoga du rire, elle est partie dans une crise de fou rire inégalée. Le poulet a réussi a réussi à rejoindre l’œsophage. Le riz, quant à lui, a fini dans ses narines, elle a réussi à éternuer de rire ... du riz. Il faut le faire ! Sabine devient chaque jour plus fakir que jamais.

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