Notre refuge gastronomique
En
Inde, les défaillances du corps font partie de la vie. Les repas se
suivent et se ressemblent. L'hygiène étant précaire, les malades
aussi se suivent et se ressemblent. Aymeric est entré dans la danse,
fiévreux d'une nuit, pour être suivie de près par Sabine (il y a
quelques semaines déjà). La communauté nous a proposé ses remèdes
alternatifs. Pour Sabine, ce sera trois (grosses) gousses à avaler
d'une traite. La première passe difficilement ; la deuxième
encore plus ; la troisième restera coincée au fin fond de son
gosier laissant son œsophage complètement irrité. L'ail comme
remède miracle a même été préconisé pour une infection
urinaire... On se permet d’émettre quelques doutes sur
l'efficacité du traitement, plusieurs volontaires ayant eu l'hôpital
pour destination finale.
N'oublions pas que le monde a soif
Niveau poids. Aymeric a déjà perdu quelques kilos. Il est descendu d'un cran de ceinture. Sabine fait de même. Nous quittons nos graisses superflues que nous avions patiemment théorisé sur les derniers mois.
Quiétude de l'auditorium Sri Aurobindo
Sabine en action
Aymeric
a quand même réussi à se blesser (sans trop de gravité!) à la
main. A Pondichéry, en enlevant son T-shirt, il s'est pris un doigt
dans une pale du ventilateur. Celui-ci accroché à un plafond trop
bas, n'était que quelques dizaines de centimètres au dessus de sa
tête. Plus de peur que de mal. Attendons la cicatrisation quand
même.
Aymeric à la barre à mine
Certaines
propriétés du corps se renouvellent avec la chaleur. Accompagnés
de trois français, Jeanne, Germain et Julie, très sympathiques,
présents à Sadhana Forest pour parfaire leur formation en design,
nous nous sommes attablés pour le dîner. Après quelques saillies
drolatiques du meilleur effet, nous sommes partis dans une crise
inégalée de fou rire. En outre, le service était incompréhensible
puisque Germain et Aymeric attendaient désespérément un plat de
pâtes végétariennes alors que Sabine mangeait déjà goulûment un
plat de poulet sauce curry, plutôt bien épicé. Notre conversation
se poursuivait, toujours plus drôle, Sabine montant en température.
Sur une plaisanterie encore plus « fine » que les
précédentes, Sabine a commencé à s'étrangler de rire. Sans doute
déjà entraîné par la séance de yoga du rire, elle est partie
dans une crise de fou rire inégalée. Le poulet a réussi a réussi
à rejoindre l’œsophage. Le riz, quant à lui, a fini dans ses
narines, elle a réussi à éternuer de rire ... du riz. Il faut le
faire ! Sabine devient chaque jour plus fakir que jamais.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire