vendredi 11 janvier 2013

Pondichéry, une douceur de vivre française au bord du golfe du Bengal

A sept heures du matin, après une nuit de bus tout à fait correct (on commence peut être à s'habituer et à même prendre goût!), nous enchaînons un bus entre Chennai (une horreur surtout à 7 heures du matin !) et Pondichéry.


Pondichéry possède le charme suranné du temps des colonies où l'Europe pouvait se pavaner sous la touffeur tropicale en attendant que les coolies s'activent. Aujourd'hui, Pondichéry est indienne et fourmille d'activités tonitruantes. « French » est maintenant une marque d'eau minéral. Nous avons les reliquats coloniaux que nous méritons.


Nous débarquons donc en fin de matinée dans la guesthouse en lien avec l’ashram de Sri Aurobindo. Notre lit est installé face au portrait de la Mother et de Sri Aurobindo assis sur un canapé en léopard. Un must ! Lové en front de mer, notre chambre donne sur le Garden of positive vibrations. Ballade pieds nus dans un gazon frais à l'horizon. La vie est une respiration matinale entre les éléments naturels. Pendant que Sabine s'éveille doucement, Aymeric lévite déjà, en position du lotus, sous la source of inspiration … les yeux encore collés.
 
Au temple tamoul, nous nous faisons bénir comme il se doit par Lakshmi, la déesse de la prospérité. Elle est incarnée par un éléphant. C'est fabuleux. On s'approche de l'éléphant avec un billet. Celui-ci comprend, il récupère le billet, le donne à son cornac puis de sa trompe, exerce un délicat touché sur la tête inclinée. Nous succombons au rituel, Aymeric est aux anges. Attendons de voir les effets ! Pour l'anecdote, Lakshmi, c'est également le prénom de Monsieur Mittal qui devrait peut être plus encore faire profiter notre beau pays de sa prospérité. Offrons lui un éléphant peut-être. En tout cas, il prend déjà les offrandes !

Notre découverte de Pondichéry s'organise entre le bord de mer, splendide, et l'ancien quartier français qui connaît une nouvelle impulsion grâce à l'installation récente de nouveaux résidents. L'ambiance est délicieusement « bobo baba » entre modernisme occidental et singularité indienne, entre nostalgie des splendeurs passées et esthétisme avant-gardiste extrême-orientalisant.


L'endroit a conservé un certain charme. L'influence française reste présente à travers les restaurants et hôtels de qualité. Pondichéry est une destination attrayante, un air parisien en plein Inde. Suffisamment rare pour l'apprécier à sa juste valeur. Un café des amis prépare des salades lyonnaises … on rêvait d'une niçoise. En tout cas, nous reprenons quelques forces avant de partir à la recherche d'Auroville.


1 commentaire:

  1. Heureux de constater que vous avez succombé aux charmes des couchettes indiennes deluxe et que les singes sont toujours affamés et entreprenants...
    Merci de nous apporter un peu de chaleur au moment où la neige est annoncée et du dépaysement (même si nous aussi les journées défilent et le dépaysement est aussi au rendez-vous...).
    Des bises
    Sylvain
    PS : Au fait, bonne année à vous 2

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