A
sept heures du matin, après une nuit de bus tout à fait correct
(on commence peut être à s'habituer et à même prendre goût!),
nous enchaînons un bus entre Chennai (une horreur surtout à 7
heures du matin !) et Pondichéry.
Pondichéry
possède le charme suranné du temps des colonies où l'Europe
pouvait se pavaner sous la touffeur tropicale en attendant que les
coolies s'activent. Aujourd'hui, Pondichéry est indienne et
fourmille d'activités tonitruantes. « French » est
maintenant une marque d'eau minéral. Nous avons les reliquats
coloniaux que nous méritons.
Nous
débarquons donc en fin de matinée dans la guesthouse en lien avec
l’ashram de Sri Aurobindo. Notre lit est installé face au portrait
de la Mother et de Sri Aurobindo assis sur un canapé en léopard. Un
must ! Lové en front de mer, notre chambre donne sur le Garden
of positive vibrations. Ballade pieds nus dans un gazon frais à
l'horizon. La vie est une respiration matinale entre les éléments
naturels. Pendant que Sabine s'éveille doucement, Aymeric lévite déjà, en position du lotus,
sous la source of inspiration … les yeux encore collés.
Au
temple tamoul, nous nous faisons bénir comme il se doit par Lakshmi,
la déesse de la prospérité. Elle est incarnée par un éléphant.
C'est fabuleux. On s'approche de l'éléphant avec un billet.
Celui-ci comprend, il récupère le billet, le donne à son cornac
puis de sa trompe, exerce un délicat touché sur la tête inclinée.
Nous succombons au rituel, Aymeric est aux anges. Attendons de voir
les effets ! Pour l'anecdote, Lakshmi, c'est également le
prénom de Monsieur Mittal qui devrait peut être plus encore faire
profiter notre beau pays de sa prospérité. Offrons lui un
éléphant peut-être. En tout cas, il prend déjà les
offrandes !
Notre
découverte de Pondichéry s'organise entre le bord de mer,
splendide, et l'ancien quartier français qui connaît une nouvelle
impulsion grâce à l'installation récente de nouveaux résidents.
L'ambiance est délicieusement « bobo baba » entre
modernisme occidental et singularité indienne, entre nostalgie des
splendeurs passées et esthétisme avant-gardiste
extrême-orientalisant.
L'endroit
a conservé un certain charme. L'influence française reste présente
à travers les restaurants et hôtels de qualité. Pondichéry est une
destination attrayante, un air parisien en plein Inde. Suffisamment
rare pour l'apprécier à sa juste valeur. Un café des amis prépare
des salades lyonnaises … on rêvait d'une niçoise. En tout cas,
nous reprenons quelques forces avant de partir à la recherche
d'Auroville.
Heureux de constater que vous avez succombé aux charmes des couchettes indiennes deluxe et que les singes sont toujours affamés et entreprenants...
RépondreSupprimerMerci de nous apporter un peu de chaleur au moment où la neige est annoncée et du dépaysement (même si nous aussi les journées défilent et le dépaysement est aussi au rendez-vous...).
Des bises
Sylvain
PS : Au fait, bonne année à vous 2