vendredi 11 janvier 2013

Deux India Jones à la poursuite d'Hampi

Nous connaissions le train mais nous n'avions pas encore expérimenté le bus. Cela est chose faite maintenant. Après avoir réussi à découvrir où se trouvait le point de rassemblement au milieu de la circulation d'un village où l'électricité coupait tous les quarts d'heure, nous nous sommes installés dans un bus bringuebalant, dont la vendeuse nous avait pourtant vendu les mérites : « Don't worry ! Bus deluxe ». 

 
En deux mots, une couchette pour deux. On a eu le choix entre le bruit ou le froid. Nous avons préféré le froid, et nous avns eu aussi le bruit. Fenêtre ouverte, attention aux bronchites. Pour faire face à la situation, on a donc utilisé nos duvets (-15 °C) portés au fond du sac jusque-là. Nous avons réussi à dormir 1 heure au maximum sur un trajet de 10 heures. C'est un score … acceptable pour les conditions.

Arrivés à Hampi, nous prenons dès le lever du soleil la direction du petit déjeuner roboratif. Il sera bien agréable avec vue sur des rizières qui se couvrent des rayons de soleil matinaux. L'heure du repos n'est pas encore arrivé pour autant. Il nous faut trouver un hébergement digne de ce nom. Cette configuration sera amenée à se répéter de nombreuses fois durant notre voyage. Le hasard nous oriente vers le Laughing Boudha qui se révèle un endroit très agréable car doté d'un restaurant de qualité et très bien situé pour ses vues sur les envoûtantes ruines d'Hampi.



L'estomac plein, nous partons à la découverte du site d'Hampi. Nous visitons un premier temple … pieds nus. Il en sera toujours de même. Il en suivra également un grand nombre. Le site est immense. On pourrait y consacrer une semaine complète. Des jeunes indiens nous alpaguent sans cesse pour qu'ils se prennent en photos avec nous. Sabine n'est pas toujours à l'aise avec leur style entreprenant. 
 

L'anecdote du jour a été le face-à-face malheureux entre Aymeric et un singe des rues. Nous avion acheté un régime de bananes délicieuses. Après en avoir mangé la moitié, nous poursuivons notre route. Soudain, Sabine interpelle Aymeric : un singe fonce dans notre direction, il vient de repérer ce délicieux en-cas. Pris de panique, Aymeric n'a pas su trouver d'autres choix que de lancer le régime en direction du singe. Celui-ci, plus heureux de jamais de son effet de surprise, engloutit allègrement son magnifique butin. Aymeric en tremble encore, alors que Sabine n'a toujours pas fait le deuil de son régiment de bananes !



 A Hampi, les vielles pierres majestueuses s'installent dans un site grandiose où les montagnes ont été comme désintégrées en mille morceaux avec des airs de Tafraout au Maroc. Tels des Indiana Jones modernes, nous partons à l'aventure à la rencontre des pierres qui parlent. Nous enchaînons sous un soleil de plomb des vestiges plus saisissants les uns que les autres. Nous finissons notre folle journée par le passage, sur un bac, d'un bras de rivière où l'ancien pont s'est effondré depuis des lustres et où un troupeau de vaches s'échine à trouver un passage entre les rochers et les embarcations. Du surréalisme à l'indienne ! De l'autre côté du bac, nous comprenons qu'un rick-shaw honnête est un homme rare. Nous nous faisons enfumer dans les grandes largeurs mais cela nous servira de leçon pour la suite.

Le lendemain, à vélo, nous partons en direction un temple au sommet d'une montagne qui est dédié aux singes. Aymeric souhaitait combatte le signe indien ! Une escapade agréable en attendant Pondicherry !


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